mar. 1 + mer. 2 + jeu. 3 décembre

20:30 — Durée : 1h25

Maillon-Wacken

théâtre, performance

Espagne

En espagnol surtitré en français

À partir de 16 ans

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La première épître de saint Paul aux Corinthiens

Maillon+, l’association des abonnés du Maillon, vous propose quatre rendez-vous autour des spectacles de la saison.

Auteure, metteure en scène et interprète catalane à la croisée de la performance et du théâtre, Angélica Liddell s’est imposée en France avec La Casa de la Fuerza, accueilli au Maillon en 2012. L’onde de choc ne s’est, depuis, pas dissipée.

La première épître de saint Paul aux Corinthiens, texte à partir duquel Angélica Liddell construit un transfert, celui de l’ardeur de l’amour divin en passion profane, est un hymne à l’amour.

Dans cette mystique inversée, l’église est un théâtre, la scène un autel. Et dans ce lieu ainsi créé, Angélica Liddell s’empare du vocabulaire et des codes du christianisme pour les ramener à ce qui est peut-être leur point de départ : les affres de la psyché humaine tourmentée par la passion, la sexualité et la folie. Elle dit l’amour comme sacrilège, forme du sacré, unique sens à nos vies.

Dans un monologue fascinant d’une force inépuisable où le temps est suspendu, à travers une juxtaposition de tableaux visuels qui nous emportent dans les méandres obscurs de l’âme, elle crie cet amour dévastateur qui la ronge. En ce théâtre ritualisé à l’extrême, dense, exigeant et chaviré, le corps se présente à nous dans son émouvante vérité.

  • De : Angélica Liddell
  • Avec : Victoria Aime, Angélica Liddell, Sindo Puche (en alternance avec Borja López)
  • Et : Carine Baillod, Emma Coutelier, Sonia Noya, Murielle Tenger, Yaya
  • Et avec la participation à Strasbourg de : Anita Aladine, Marie-Thérèse Amesz, Myriam Sutton, Camille Paille
  • Traduction : Christilla Vasserot
  • Surtitrage : Victoria Aime
  • Lumière : Carlos Marquerie
  • Son : Antonio Navarro
  • Régisseur lumière : Octavio Gómez
  • Directeur technique : Marc Bartoló
  • Assistant à la mise en scène et régisseur général : Julio Provencio
  • Directeur de production : Gumersindo Puche
  • Rideaux : ShowTex
  • Taxidermie : Taxidermia Fer Fauna
  • Production exécutive : Iaquinandi, S.L.
  • Coproduction : Théâtre Vidy-Lausanne / Odéon, Théâtre de l’Europe, Paris / Festival d’Automne, Paris / 68° Cycle de Spectacles classiques au Teatro Olimpico, Vénétie Commune de Vicence, Fondation Teatro Comunale Ville de Vicence / La Bâtie, Festival de Genève / Theater Chur / Künstlerhaus Mousonturm, Frankfurt am Main / Bonlieu, Scène nationale, Annecy

À la tête de la compagnie Atra Bilis, fondée à Madrid en 1993, l’incandescente metteure en scène espagnole Angélica Liddell est une figure majeure du théâtre européen. Auteure, metteure en scène, comédienne et performeuse, l’Espagnole Angélica Liddell a l’art de nous surprendre avec des spectacles qui se suivent, mais ne se ressemblent pas.

Chacune de ses pièces explore de nouveaux horizons, décline les mots de la douleur, sonde les ravages du collectif sur l’intime. Ses spectacles échappent à toute tentative de classification : le théâtre, la performance, la chorégraphie, la musique et la vidéo y sont indissociables.

Descendante de toute une lignée d’artistes espagnols qui font du corps l’épicentre de l’oeuvre, cette impétueuse créatrice fait de la chair un discours douloureux, tout aussi puissant que le torrent de mots qu’elle déverse sur la scène. Ainsi donc, Angélica Liddell met en scène les mots et les corps, le sien et ceux des comédiens, des danseurs, des acrobates ou des musiciens qui l’accompagnent. Artiste hors norme, voilà vingt ans qu’avec sa compagnie elle avance sur une corde raide, entre le réel et la fiction, le documentaire et la confession intime, l’exubérance et le recueillement, la rage et la compassion, la scène étant pour elle le lieu d’une perpétuelle mise en danger.

Le public strasbourgeois a pu découvrir cette artiste complète et complexe lors de la saison 2011-2012 au Maillon avec La casa de la fuerza. Elle revient cette saison avec ce spectacle sismique, qui oscille entre la rage et l’inconsolation, pour nous livrer une performance époustouflante où se dévoilent la monstruosité atavique de l’âme humaine comme son insoutenable beauté.