Antoine Cegarra, Leyla-Claire Rabih et Élise Simonet conçoivent avec l’équipe du Maillon le projet collaboratif ARK Strasbourg mené par le collectif britannique Quarantine dans le cadre du réseau européen Moving Borders. Ils proposent des ateliers et accompagnent ensemble la totalité du processus de création jusqu’à l’ouverture de l’Arche au public les 16, 17 et 18 avril.


Antoine Cegarra

Antoine Cegarra est metteur en scène, acteur et écrivain. Il a étudié le théâtre à l’école du Théâtre National de Chaillot et à l’Université Sorbonne Nouvelle à Paris, au Conservatoire d’Orléans, ainsi que la danse lors d’ateliers avec Mark Tompkins, Fanny de Chaillé et Loïc Touzé. Il mène depuis 2007 un travail protéiforme, entre théâtre, performance et écriture. Au sein de FANTÔME, structure artistique basée à Strasbourg, ses recherches mêlent spectacle vivant, sciences humaines, littérature et arts visuels. Il s’intéresse particulièrement à la mémoire, à l’Histoire, et aux récits - individuels et collectifs - qui les composent. Il créé des pièces pour la scène – entre autres, Wald (2008), Pierre (2010), L’Heure Bleue (2012) –, écrit pour le théâtre et l’opéra – La théorie de l’Hydre (2015), le livret de l’opéra La vapeur au-dessus du riz avec la compositrice Alexandra Grimal (2017) – et a déjà été lauréat de plusieurs bourses et résidences d’écriture (Artcena, Beaumarchais-SACD, la Chartreuse-CNES). Depuis 2018, il mène un cycle de recherche et de créations autour de la notion de hantise, intitulé HANTOLOGIE·S, réunissant des textes et les performances Une Hantologie (2019), Cantique Quantique (2020) et Le renard de l'histoire (2022). Il est aussi interprète, collaborateur artistique ou dramaturge auprès d’autres metteurs en scène et chorégraphes : Sylvain Creuzevault, Julien Villa, Pauline Ringeade, Céline Cartillier, Ivana Müller, Halory Goerger, Bastien Mignot.

Leyla-Claire Rabih

Leyla-Claire Rabih metteur en scène, traductrice et directrice artistique de Grenier Neuf.
Après des études littéraires, Leyla-Claire Rabih se forme à la mise en scène avec Manfred Karge au Conservatoire Ernst Busch de Berlin. Pendant dix ans, elle travaille comme metteur en scène en Allemagne et alterne entre le théâtre allemand subventionné (DT Göttingen, Staatstheater Cottbus) et la scène indépendante (Sophiensaele, Festival BBI Suisse…), tout en axant son travail autour du répertoire contemporain.
Elle crée en 2008 la compagnie Grenier/Neuf installée à Dijon et travaille sur les écritures contemporaines (Michel Vinaver, Virginie Thirion, Louis Calaferte, Momme Stockmann). Elle poursuit ses activités outre-Rhin au Theater Konstanz avec Der Schnitt de M.Ravenhill en 2008, Nordost de T. Buchsteiner en 2009, puis de Schwester von de Lot Vekemanns en 2010. Elle met en scène Combat de nègres et de chiens (B-M. Koltès) au Staatstheater de Sarrebruck en 2012 puis Kaspar Häuser Meer de Felicia Zeller au Stadttheater Heilbronn en 2014. Elle travaille régulièrement avec le théâtre national pour la jeunesse THEATER AN DER PARKAUE à Berlin, avec une adaptation théâtrale de Pour en finir avec Eddy Bellegueule d’après Edouard Louis (2017) et la création de Les Séparables de Fabrice Melquiot en allemand (2019). Depuis 2011, en tandem avec le traducteur Frank Weigand, Leyla-Claire Rabih est directrice de publication de la collection « SCÈNE, Neue französische Theaterstücke », qui depuis 1999 propose chaque année cinq pièces d’auteurs contemporains de langue française traduites en allemand.
Depuis 2013, elle travaille autour de la Syrie depuis 2011, d'abord avec Lettres syriennes/Lettres d'exil au Domaine d'Ô à Montpellier, puis avec la création de Chroniques d’une révolution orpheline en 2017 d’après des textes de Mohammad Al Attar.
En 2018, elle est lauréate du programme « Résidence sur mesure » de l’Institut français et séjourne à Beyrouth pour un temps de recherches pour son projet TRAVERSES sur les migrations récentes qui modifient les identités individuelles et collectives, qui sera créé en 2021.

Élise Simonet

Formée en mise en scène et scénographie à Bordeaux, Élise Simonet travaille aux côtés de différents artistes dans le domaine du spectacle vivant, en tant que dramaturge et collaboratrice artistique. Depuis 2010 elle a accompagné le travail d’Alain Michard, Grand Magasin, l’Amicale de Production, Belinda Annaloro, Gérald Kurdian, Jung-Ae Kim, Pauline Simon, Mette Ingvarsten, Mylène Benoit, Thibaud Croisy, Anne-Sophie Turion et Jeanne Moynot, Nina Santes et Célia Gondol, François Lanel, Julie Gouju et Adeline Anobile, Olga Dukhovnaya, Halory Goerger, Emilie Rousset, Dominique Gilliot et Valérie Mréjen, le groupe Aquaserge. Membre du groupe de l’Encyclopédie de la parole depuis 2013, elle y développe sa recherche sur l’oralité et les documents de paroles enregistrées dans le spectacle vivant. Elle est la collaboratrice artistique de Joris Lacoste sur le cycle des Suites Chorales (Suite n°1 ‘abc’ - 2013 / Suite n°2 - 2015 / Suite n°3 ‘Europe’ - 2017 / Suite n°4 - 2020) et co-signe Jukebox (créations 2019 - Gennevilliers, St-Petersbourg, Rome, Prato, Cagliari, Conakry / créations 2020 - Bobigny, Nanterre, Malakoff / créations 2021 - Chaux de Fond, Fribourg, Nyon, Genève, Montréal, Ouagadougou). En 2015 et 2016, elle co-programme le festival TJCC, avec Joris Lacoste, au Théâtre de Gennevilliers. En 2012 elle crée Mon cauchemar, une pièce sonore et visuelle à partir d’une collecte de rêves étranges. Depuis 2017 elle mène un projet de conversations associées à un jeu de cartes dessinées par Léo Gobin : le premier volet « Parler la musique » engage des conversations avec des musiciens et paroliers; le deuxième volet, « De l’usage infini de moyens finis » puis « Converser » engage des conversations avec des polyglottes et questionne les langues, dans leur usage intime et public (Bruxelles-2018, Fribourg-2019). En tant que dramaturge, elle a été invitée aux Cliniques Dramaturgiques par Jessie Mill lors du FTA Montreal en 2018, à 1:1 par Sarah Israel au PAF Berlin en 2019 et 2020, et co-organise les Cliniques Dramaturgiques du Festival Short Theater à Rome avec Riccardo Fazi et Jessie Mill en 2020.

Mathilde Mertz

Mathilde Mertz formera et dirigera une chorale d’amateurs, dans le cadre du projet collaboratif ARK Strasbourg.
Mathilde commence le chant dès l’âge de 7 ans au conservatoire de Strasbourg. Elle y obtient son CEM de direction de chœur dans la classe de Jean-Philippe Billmann et son DEM de chant auprès de Silvana Torto. En 2018 elle intègre une Licence d’interprétation en chant lyrique à l’Académie Supérieure de Musique de Strasbourg. Dans le cadre du chant elle participe à plusieurs stages en temps que choriste au sein de l’Opéra National du Rhin et chante en solo dans plusieurs projets notamment avec la Philharmonie de poche de Strasbourg et l’ensemble Hortus Musicalis. Elle enseigne le chant durant 3 ans à l’école de musique de la Montagne Verte et encore aujourd’hui dans le cadre privé. Durant ses études elle assistera et participera à des Masterclass dirigées par François Leroux, Karl-Peter Kammerlander, Christophe Einhorn ou encore Nicolas Krüger. Elle se passionne pour le lien et les effets que le chant en groupe créé entre les personnes, de cette manière elle se perfectionne après ses études de direction en assistant à différents stages autour du chant choral comme le congrès international des chef.fes de chœur ou encore en participant à un échange avec les élèves de direction de l’Université de Syracuse dans l’État de New-York. Plusieurs ensembles vocaux strasbourgeois son passés sous sa direction : différents chœurs d’enfants dont les chœurs préparatoires du conservatoire de Strasbourg et le chœur de l’École Européenne et des chœurs d’adultes : Cantallia, Plurielles et d’autres qu’elle dirige encore aujourd’hui depuis plusieurs années : Pélicanto, Les Filles du 43 et L’ensemble vocal du Théâtre National de Strasbourg. Avec ses ensembles elle participe à des projets innovants et originaux comme au concert de Jennyfer Walshe au festival international de musique contemporaine Musica ou dans le cadre d’un programme de chansons écrites par les habitant.es du quartier des écrivains à Schiltigheim imaginé et créé pas les Voix de Stras’. Elle forme deux ensembles originaux dans lesquels elle chante qui mêlent différents répertoires musicaux : Diphtong en 2018, un quatuor de jeunes chanteurs et chanteuses diplômé.es du conservatoire qui visent à faire le lien entre la musique dite classique et la pop et Capharnaüm en 2019, un ensemble de musique de chambre composé d’instrumentistes diplômé.es de la Haute École des Arts du Rhin.

Pour découvrir le projet plus en détail
---> Moving Borders, réseau européen
---> ARK Strasbourg

Les sites des artistes
---> antoinecegarra.com
---> grenierneuf.org
---> elisesimonet.fr